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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:55


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Les entreprises présentent de sérieuses lacunes en matière d’intégration des nouveaux collaborateurs. Une étude du cabinet de recrutement Mercuri Urval fait le point sur la question.

 

 

 

 

Il reste encore du travail.

 

Lors d’une table ronde organisée le 22 mai dernier, à Lyon, par Mercuri Urval et la chambre de commerce Franco-suédoise, le cabinet de conseil a, étude à l’appui*, souligné les fortes lacunes des entreprises en matière d’intégration des collaborateurs.

 

 Les résultats sont plutôt édifiants.

 

Près des 2/3 des entreprises sondées confessent ainsi ne pas avoir de processus d’intégration. Pire, près d’un salarié sur 2 n’envisage pas de faire de vieux os dans son entreprise. Ils pensent tout simplement partir avant la fin de la période d’essai. La moitié d’entre eux avance comme raison : la divergence de vues. Et c’est peu dire. L’enquête révèle un vrai dialogue de sourds entre employeurs et nouveaux collaborateurs.

 

Un marché de dupes

 

Tout commence par un marché de dupes.

Passant enfin les portes de l’entreprise, s’installant à son bureau pour la prise de poste, une part importante des collaborateurs a comme première surprise de constater qu’ils vont faire un job différent de celui qu’on leur avait vendu lors de l’entretien d’embauche.

« Les points qui reviennent souvent sont des différences de périmètres de postes, des différences de salaires ou encore des divergences de point de vue », pointe le cabinet de conseil RH.

 

Le dialogue débute mal.

 

Cela ne fait que s’empirer par la suite.

Les divergences ne cessent de s’accroître.

Il faut dire que ni les employeurs ni les nouveaux entrants ne sont d’accord sur la manière dont doit se dérouler la phase d’intégration. Pour les premiers, cela va prendre du temps pour que le nouvel arrivant apprivoise complètement ses tâches et se sente pleinement intégré. 86 % des employeurs tablent ainsi sur une période s’échelonnant de 3 à 12 mois. Le nouveau collaborateur, à l’inverse, rêve de faire rapidement partie de la famille. Pour lui, il lui faudra de 1 à 6 mois pour être pleinement intégré. « Cet écart s’explique par la perception optimiste du collaborateur qui aspire à se sentir intégré dès que possible (à l’issue de sa période d’essai) alors que le manager entend davantage par ‘intégration’ la maîtrise totale d’un poste, des missions attachées et de l’environnement professionnel qui n’est pas lié à la période d’essai » indique l’étude.

 

Divergence sur la définition d’une bonne intégration

 

Ensuite, employeurs et collaborateurs ne s’entendent pas mieux sur les signes d’une intégration réussie. Ils sont certes d’accord sur les principaux critères d’une bonne intégration, mais ne les classent pas dans le même ordre.

Pour les employeurs, l’écoute est primordiale (86 %). Vient ensuite l’adaptabilité (70 %) et enfin l’expression de ses interrogations (57 %).

Du côté des collaborateurs, savoir bien s’intégrer signifie s’adapter (79 %), être à l’aise pour poser des questions (62 %) et savoir ensuite écouter (56 %).

« Pendant la période d’intégration, de nombreux collaborateurs se mettent énormément de pression pour faire leur preuve et être opérationnels très rapidement. C’est donc le rôle des managers et des ressources humaines de freiner cette pression pour bien réussir toutes les étapes d’une bonne intégration et de la bonne connaissance de l’entreprise dans son ensemble » conseille, en guise de conclusion, Olivier Berenger, consultant au sein du département Commerce et Distribution chez Mercuri Urval.

 

Lucile Chevalier*

publié par emploi-pro.fr.

 

Enquête réalisée auprès de 445 personnes, consultées en juin et septembre 2011.

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Published by manegereafrique - dans MANAGEMENT
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